Oracle des crânes

 

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Exemple de tirage

 

Nemrod / Le lieu sacré

Réveille-toi ! Éveille-toi !

Tu es venu frapper mon front dans un effleurement de peau à Lavaldieu, en terre cathare, il y a de cela déjà des années. Tu y a inscris en géométrie verdoyante une spirale, une invite, qui ne peut se refuser tant elle appartient au vivant. Nemrod résonne encore en moi avec un goût de gorge printanier. Toute la poussière accumulée sur le chemin millénaire de mon âme s’en est allée, secouée par ce printemps intérieur où la joie refleurit, l’amorce d’un nouveau cycle de vie. Nemrod, celui qui aime l’air de l’Aude, avec sa montagne plantée à l’envers qu’il m’invite à gravir. Je réponds un peu éberlué, un peu apeuré par cet inconnu qui s’ouvre. Nemrod, une clé, un pass pour un autre monde adjacent au nôtre.
Nemrod, mon immémorial de l’ancienne Lémurie, terre des Dragons, êtres de sagesse et de connaissance qui ont façonné notre terre. Ils en sont les gardiens, les devins divins.

Nemrod, en racine d’émeraude, cristal tombé du front d’un ange déchu. Nemrod vient de Nimrod, signifiant “le rebelle”. Tu éveilles en moi cette partie qui a toujours refusé toute autorité mais je me plie à cette énergie de cœur et gravis ma montagne intérieure pour toucher, appréhender ton amour qui régénère, vivifie et éveille. L’heure du réveil a sonné et je peux marcher droit sur la terre nouvelle à tes côtés, en nous tenant tous la main, toi, moi, nous, tous ensemble dans ce rassemblement de cœur.

Nemrod, tu es pour moi associé à la terre de l’Aude, comme une terre sacrée qui s’est donné pour œuvre de réveiller, rassembler les électrons libres de nos âmes errantes. Terre de druides, chamanes, guérisseurs, terre de portes fines où entendre vibrer ce que je suis ailleurs, en d’autres dimensions. Terre où j’entre dans le mythe, où deviennent réelles les légendes imaginaires. Nemrod, tu as réveillé en moi le verbe, l’ode, le chant et la louange du troubadour. Que s’en vienne l’amour en mon cœur, l’amour qui unit toutes les parts de moi diffractées dans l’univers. Ma part de ciel, ma part d’intra-monde. Ici, je suis arbre, dragon, elfe des forêts où le hêtre réveille les êtres. Haute-vallée de l’Aude, de ton sommet Bugarach à la porte où je dévale Rennes-les-Bains, entre rochers et sources, tu me révèles ce qui n’existe pas, l’invisible se donne à voir et me sourit tellement devient fin comme une douce soie le voile qui me sépare de tous mes sois. Nemrod, tu es le baiser du roi à mes lèvres de dormeuse du val. Depuis, mon regard devient autre, mon sentir s’épanouit du cœur de la terre à mes peuples d’étoiles. Je t’ai rencontré, toi qui me mènes à chaque rencontre d’un pas sûr et princier.

Vous avez tiré: Air

Par le pouvoir des Treize, je me présente à toi, ô homme, ô femme de la Terre. Je suis Nemrod, gardien passeur de la montagne du pech Bugarach. Dans l’univers, chaque être, chaque élément du vivant a sa place dans un ordre bien établi. Je suis venu pour établir en toi cet ordre. Tu as été fait, conçu par ce que tu appelles la magie de la vie. Vois la merveille de ce que tu es. Ce Je Suis d’amour et de conscience. Par mes vibrations du plus pur émeraude, je réinstalle le vivant branché à la source. Je suis un de ces représentants, j’ai choisi cela comme toi, tu vois j’ai l’ultime conscience de désirer l’unité dans la liberté d’être et de le faire partager en respect. Qui dit respect dit liberté. Ce mot concept m’est très cher, il est aussi un gardien de ton âme et de l’âme du monde. Tu es de ce monde, de cette étoile bleu-vert, si belle, si complexe, si subtile, elle est à ton image. Si nous nous rencontrons aujourd’hui, c’est pour que tu retrouves ta vraie nature et ta couleur, le vert, le vert de l’espoir, de voir grandir sur Gaïa l’unité-partage dans la liberté des choix. Chaque être a droit à cela puisque cela fait partie de son essence, son essentiel. Ne te laisse plus couper, séparer dans ta vision. Je suis là pour t’aider et faire résonnance avec ce qu’il y a de plus beau en toi. Que cette lumière émeraude jaillisse de ton cœur et réunisse ce qui te sépare de l’amour du vivant. Tu es un être vivant, infiniment spirituel, car tu viens de l’esprit même de l’amour.

Je t'ai promis une ascension, tu as douté, tu t’es rebellé, et en même temps tu étais comme aimanté. Au détour d’un virage tu m’as vu et senti, ont brûlé en toi tous les feux de la colère. Tu viendrais en rampant ou t’enfuirais ventre à terre. Que choisis-tu ? Je suis la promesse tenue. Tu te méfies encore. L’ère des faux prophètes a sonné et je viens à toi comme une publicité spirituelle aguichante, une prophétie new-age. Sauras-tu me rejoindre plus profondément que tout ce qui brille et fait bruit, sauras-tu entendre le silence vibrant de mon sommet soutenu par sa tête de Christ à longue chevelure ? Sauras-tu connaître le courage de braver tes vieilles peurs ? Quand tu t’es donné, en d’autres temps, tu as fini brûlé, obligé de te cacher en mes grottes cathédrales, tenu à n’être qu’une voix souterraine de colombe messagère. Sauras-tu ? Tu sais, tu es venu malgré la promesse et le désir que plus rien ne serait comme avant. Tu es venu en mon sommet et ma langue de feu t’a brûlé la gorge et mes buis t’ont mené à mon centre. Puis tu t’en es retourné. Ce n’était que ça ? Un halètement, un manque de souffle, et s’en revenir à la vie laissée derrière soi ? Ce fut bien autre chose et ça l’est toujours. J’ai ré-aiguillé ton âme éperdue, l’ai remise d’un pied sûr sur sa trajectoire. Ne suis pas les signes. Suis ta ligne d’incandescence et danse sur les lignes de force de ta propre sagesse. Le nouveau est en marche et se crée sous ton pas. Il n’y a plus de chemin que celui que tu crée, digne d’un printemps sauvage et aujourd’hui renouvelé. Va, dévale la pente, j’ai pourfendu ton cœur comme on ouvre la mère morte, juste à temps pour que tu deviennes fils et fille du cinquième soleil, promis à l’amour ici-bas