L'étreinte

 

 

Quelques nuits étranglées s'étouffent
Tu sais, j'essaie de freiner nos larmes
Aux constellations de nos coeurs,
Mais tu connais bien ma manière d'aimer,
Je tente d'essouffler les diables
Et d'irriguer leurs soupirs sur nos paumes
Pour nous tenir encore un peu la main

Electriques soupirs
Et l'aube doucement se délie sous tes doigts
Saveur exquise du prisme fade de l'été,
Ne te donne-t-il pas l'impression d'y languir ?
Et l'étreinte reste incolore.
Il n'y a qu'un idéal
Arraché haut sur l'arbre de tes pensées,
La fuite de tes cils
Et nos deux mains nues

On croit parfois que nos luttes sont celles de tous,
Mais nous ne sommes qu'un étalas de verglas,
Qui ne renvoie les reflets qu'à la dure condition d'être soi,
Aux éclosions de nos étés, tu voyais bouillir les volcans,
Mais il n'y a de cratère qu'aux sifflets des brises bleutées,
Je t'attendrais au pied d'un arc-en-ciel pour que tu te dépêches.

Chloé